|
On
pense habituellement que le Silky-Terrier est le résultat
d'un croisement programmé entre l'AUSTRALIAN
TERRIER et le YORKSHIRE TERRIER. Or, même si
le Yorkshire a effectivement joué un rôle
déterminant dans la formation de la race, et
si les croisements entre le YORKSHIRE et l'AUSTRALIAN
TERRIER, puis entre le YORKSHIRE et le SILKY TERRIER
ont été couramment réalisés
jusque dans les années 1950 en Australie, les
ancêtres du Silky sont en réalité
bien plus nombreux et l'évolution de la race
n'a pas été simple.
Il semblerait que le Silky Terrier
ait évolué "accidentellement",
parallèlement au développement de l'Australian
Terrier. L'histoire de ces deux races est donc intimement
liée. L'Australian Terrier est lui-même
un descendant du TASMANIAN ROUGH COATED TERRIER, type
de petit terrier présent en Tasmanie et en Australie,
et qui a évolué à partir des divers
terriers britanniques arrivés avec les colons
dès la fin du 18e siècle.
Les caractéristiques si particulières
du Silky Terrier résultent donc de ce patrimoine
génétique légué par tous
ces petits chiens dont la fonction principale était
de monter la garde et de tuer les rats, serpents et
autres nuisibles aux abords des habitations.
Parmi ces anciens petits terriers,
celui qui doit retenir notre attention est donc le ROUGH
COATED TERRIER, petit chien à poil rêche,
ancêtre de l'Australian terrier (19e siècle).
Dans les portées de ceux-ci naissaient également
des chiots à poil mou ou soyeux. Ces derniers
ont probablement été sélectionnés
par certains éleveurs et croisés avec
les premiers Yorkshires présents en Australie,
dans le but vraisemblablement de fixer la couleur bleu-et-feu
et la texture soyeuse de la robe. A ce moment-là
(fin du 19e - début du 20e siècle), dans
les portées de Silky naissaient des chiots à
poil soyeux, d'autres à poil dur, ils étaient
de différentes couleurs et tailles. Les chiots
étaient enregistrés dans la race à
laquelle ils ressemblaient le plus ! Nous n'avons que
très peu de descriptions de ces premiers Silky.
Les premiers standards définissaient 2 tailles
: moins de 6 livres et de 6 à 12 livres. Il en
était de même pour les Yorkshires. Le
Silky prend donc forme peu à peu et, à
partir de la deuxième moitié du 20e siècle,
après la rédaction du standard (1956)
et la reconnaissance officielle de la race, il se développe
rapidement, en nombre comme en qualité.
Dès les années 1930,
le Silky est exporté vers les Indes et les Etats-Unis,
les Iles Britanniques (Dans ce pays, contrairement aux
Etats-Unis, il ne connaîtra
jamais le succès). Ce n'est qu'à partir
de 1962 qu'il arrivera en Europe : en Hollande d'abord,
puis en Allemagne, en Suède, et en France en
1965. En France il n'arrivera malheureusement pas à
concurrencer le Yorkshire et reste toujours un illustre
inconnu du grand public. Dommage ...

|
|
Mon
amie, Isabelle Baudy-Cordonnier, a développé
l'histoire du Silky en France au travers des 10 premiers
élevages, jusque dans les années 1990.
Je lui laisse le soin de présenter son travail
:
"Ces pages sont consacrées à une étude généalogique du
Silky au travers de différents élevages qui se sont succédés en France depuis
l'arrivée de la race au début des années soixante."
Voir la suite...
|